ART
Niele Toroni / Charles Sandison |
Written 11 octobre |
samedi 09 janvier, 10:00Galerie Yvon Lambert, 75003 [map]Niele Toroni / Charles Sandison
Cette dix-septième exposition personnelle de Niele Toroni avec la galerie
marque également une longue collaboration entre l’artiste et Yvon Lambert. Niele Toroni a été, en 1966 et 1967, l’un des protagonistes du groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni) qui critiquait la démarche traditionnelle de la peinture. Sa pensée subversive a bousculé les codes établis. Repensant la peinture dans sa globalité (l’acte de peindre, sa représentation, son support…), il s’est inscrit dans la lignée de l’art conceptuel et minimal.
« Depuis 1967, quand j'interviens comme peintre, je donne à voir des impreintes de pinceau n°50 répétées à intervalles réguliers de trente
centimètres. Et ce n'est jamais la même chose. ”
Niele Toroni est toujours resté fidèle à son mode de réalisation. Depuis sa première production, il pratique un geste de « non-recouvrement » de la surface entreprise. Ses empreintes de peinture monochrome ponctuent murs, papiers journaux, toiles ou affiches. Il revendique ainsi le « degré zéro » de la peinture. L’acte prime, il en résulte une oeuvre; et c’est la conception qui reste importante, bien plus que sa finalité : la représentation. Une technique que Niele Toroni aime appeler « peinturetravail».
Ses oeuvres sont liées au contexte, il cherche à rendre visible la peinture de l’ «ici et maintenant ». Geste immédiat, qui transforme un lieu, et donne à voir un travail sans cesse renouvelé par la perception du spectateur.
« La partie poilue du pinceau (celle qui en principe sert à peindre!) appliquée sur la surface y laisse son empreinte. Et voilà le travail et voilà la peinture. » Niele Toroni
Charles Sandison aime les théories. Physique, biologie, linguistique, médecine ; l’artiste s’intéresse aux systèmes que celles-ci produisent. Des
systèmes qu’il étudie, décortique afin d’en extraire les combinaisons.
Fasciné par le pouvoir qu’elles exercent, il les retranscrit ensuite avec un langage de programmation. Charles Sandison utilise des outils informatiques pour faire de la poésie. À partir d’algorithmes et de programmes informatiques, il crée un nouveau vocabulaire établi sur le champ de ses connaissances.
Chacune de ses oeuvres, projections de mots ou de signes dans un lieu obscurci, s’adapte à l’architecture sur laquelle elles sont projetées. Des oeuvres in situ, qui dansent dans un mouvement Brownien sur les corps qui les traversent. Les mots se déplacent, s’agitent, seuls ou en groupe, se mêlent ou se repoussent sur un territoire qui ne cesse de générer de nouveaux rapports. Le spectateur est invité à plonger dans cet univers, au milieu de phrases formées par le ballet des signes lumineux.
« Parfois, j’essaie de visualiser le voyage d’un mot quand il quitte les lèvres d’une personne et se dirige vers son destinataire, ou j’imagine, lorsque je suis dans une bibliothèque, que tous les livres murmurent. Je vois alors une nuée d’oiseaux qui semblent se déplacer de manière chaotique et qui pourtant poursuivent leur voyage.
L’espace physique et les vides entre les mots tiennent lieu de pronoms et de verbes. J’utilise cette articulation entre la signification, les mots et entre les espaces comme un moyen d’échapper au pouvoir autoritaire du langage… » Charles Sandison
| What: | Niele Toroni / Charles Sandison |
| When: | samedi 09 janvier, 10:00 |
| Where: | Galerie Yvon Lambert, 108, rue Vieille du Temple 75003 [map] |
| Transport: | Hôtel de Ville / St Paul |
| Cost: | 0EUR |
| Phone: | +33 (0)1 42 71 09 33 |
| Email: | paris@yvon-lambert.com |
| Web: | www.yvon-lambert.com |
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