ART
Vanités |
Written 30 janvier |
mardi 27 janvier, 14:00Galerie Alexandre Cadain, 75003 [map]
L’exposition intitulé Vanités présente le travail des artistes suivants:
Jean-Christophe Ballot présente une sélection de Vanités en noir et blanc, à travers plusieurs contrées: Mont Athos (1999), pays Toraja (2003), Ladakh (2008). Elles s’inscrivent dans une recherche plus générale sur les questions de spiritualité. « Mes images sont le théâtre d’une solitude en train de se réinventer, un dialogue avec les ombres, les absents, les disparus. Mes photographies sont tout à la fois la recherche de la justesse et de la sobriété, du silence et de la contemplation. Chacune est une méditation, un miroir qui nous renvoie tout autant à nous-mêmes, à nos sentiments en fuite, à nos souvenirs voués à l’oubli, qu’à une dimension universelle. »
Stéphane Belzère explore la thématique du fragment anatomique à partir d'une collection de bocaux du museum d'histoire naturelle.
"Tous ces cylindres de verre avec cette chair tassée, baignée dans un liquide, la déformation aquatique, j'ai envie de transcrire dans la peinture, je vois une possibilité de dialogue entre ces chairs conservées et la peau de la peinture, sa matière."
Valérie Delarue renouvelle avec talent, l’art du mémento mori. Son oeuvre est exposée parmi les plats d’apparat en faïence du XVIIIe siècle. Les os, la peau, les intestins, les veines. La vanité soumet au genre humain la fuite du temps et la mort. Ces vanités évoquent avec justesse la séduisante matérialité des choses et leur inéluctable dégradation prochaine.
Kevin Touratier: "Lorsque je prends avec une feuille de papier l'empreinte d'une fleur ou d'un crâne, c'est d'abord du dessin. Dans l'espace, en volume. Mais dessin comme le relevé, la trace fragile de ce qui aura été. Les crânes, qui furent des cerveaux, des êtres, des personnes,dont je prends l'empreinte, dans une sorte de mémoire de papier, deviennent fugaces, éphémères. Imaginez Hamlet disant son monologue en tenant un crâne de papier. Double ironie sur la fragilité, l'impermanence et la vanité d'être".